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Un gâteau qui a la patate… douce !

19 Jan 2010

Patate douceCe gâteau, c’est une tuerie (comme disent les ados à la maison…) : facile à faire, bonne tête, délicieusement sweet et, cerise sur le gâteau, léger !
La patate douce, j’ai longtemps cru que c’était un produit exotique que je ne saurais jamais cuisiner ; en fait, je n’imaginais rien, la patate douce était un parfait point d’interrogation pour moi. Or je sais maintenant que c’est un légume merveilleux : riche en bêta-carotène, très bonne source en vitamines A, E et B6, en cuivre et en manganèse, c’est un super aliment anti-oxydant qui s’accommode de tous les types de préparation. Les veloutés, les purées, les gratins, les frites…et donc, les gâteaux. On ne va pas s’en priver…

Le gâteau de patate douce, je l’avais déja tenté, j’avais déjà fait des essais. Mais si le goût était effectivement délicieux, la mise en oeuvre était un peu galère : les temps de cuisson étaient très fantaisistes, la température du four pas mieux. Au final, un aspect un peu « mou » plus proche de la mousse que du gâteau, et surtout, une véritable bombe calorique : 250 g voire parfois 300 g de beurre !
J’ai donc remballé les bouquins et je me suis installée en tête à tête avec mes patates (douces) et mon four. Une fois de plus, j’ai gesticulé, comme , et j’ai enfin trouvé ce que je cherchais. Et puis, comme j’étais dans ma période fève tonka… j’ai essayé aussi avec, et ça fonctionne vraiment très bien ! Vous pouvez aussi vous en passer, mettre de la vanille à la place ou non, ce sera de toutes façons très bon. Bon, et promis, j’arrête un peu avec la fève tonka !

Le gâteau qui a la patateAlibibi_gateau_patate_douce

Pour un moule « à manqué » (les moules ronds, les plus basiques des moules à gâteaux, si vous n’en avez qu’un c’est ça qu’il vous faut) pour 6 belles parts, j’ai utilisé :

  • 4 patates douces
  • 3 oeufs
  • 30 g de beurre
  • 100 g de sucre
  • 1 brick de crème fraîche très allégée (Bridelight 3 %)
  • 4 bouchons de rhum (le bouchon de la petite bouteille plate qu’on appelle « flasque », dans un verre gradué ça doit faire à peu près 5 cl)
  • une lichette d’eau de fleur d’oranger (la véritable est inégalable, rien à voir avec l’arôme qui est malheureusement celui qu’on trouve le plus fréquemment)
  • 50 g de maïzena
  • 1 cuillère à soupe de cannelle (rase ou bombée, c’est vous qui voyez, tout dépend de votre goût)
  • 1 gousse de vanille
  • le zeste d’une orange et d’un citron (avec un zesteur, l’outil adéquat, ou avec le couteau à éplucher ça ira bien aussi)
  • 1/3 de fève tonka

On épluche les patates douces, on les coupe en morceaux et on les met dans une casserole d’eau froide, avec les zestes et la vanille. On porte à ébullition puis on laisse cuire pendant une vingtaine de minutes, l’eau restant juste frémissante.
On enlève tous les zestes, on égoutte les patates douces et on les écrase très finement (ou mieux, on les passe au moulin à légumes à l’ancienne si on en a un). Puis on ajoute les oeufs un par un, on mélange bien et on incorpore le beurre fondu (une vingtaine de secondes au micro-ondes) et la crème fraîche. Enfin, la maïzena que l’on a mélangée au sucre, le rhum, l’eau de fleur d’oranger et enfin la cannelle et la fève tonka que l’on râpe. On fouette bien le tout pour que le mélange soit homogène et bien lisse.
On verse le tout dans un moule que l’on a beurré et fariné (un petit morceau de beurre que l’on passe sur toute la surface, puis de la farine que l’on remue dans le moule afin qu’elle adhère au fond et aux parois) et hop au four.
Température 180 °, 40 minutes. (si votre four est à chaleur tournante, pas de préchauffage, sinon vous allumez votre four 10 minutes avant. Si vous avez un doute sur votre four, vous préchauffez !)

Ce gâteau se mange froid, après passage au réfrigérateur pour lui donner du « corps ».
Pour le rendre encore plus irrésistible, servez-le avec un coulis de mangue : une mangue mixée avec du sucre glace et, touche secrète, une lichette (un bouchon quoi) de gin. Et un conseil faites-le goûter avant de dire ce qu’il y a dedans, parfois le mot « patate » fâche…

 
5 commentaires

Publié dans la rubrique A table

 

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Vous en pensez quoi ?

 

 
  1. Malou

    21 janvier 2010 at 12:21

    Super original! Je vais le tester dimanche pour un goûter entre copines!

     
  2. Yumi

    21 janvier 2010 at 17:07

    J’adore la patate douce!! J’en prépare souvent, en purée, gratin, ou juste comme ça, mais je n’ai pas encore testé le gâteau… à faire très prochainement! Merci pour cette recette!

     
  3. Bibi

    21 janvier 2010 at 17:24

    @ Malou : servi avec le coulis de mangue c’est vraiment très très bon, un petit goût de paradis…

    @ Yumi : 😉

     
  4. Gourmand

    21 janvier 2010 at 17:26

    Alors là,la patate douce, je ne la voyais pas arriver là ! J’ai de vieux souvenirs de voyage au fin fond de l’Afrique, ou nous avions diner d’une boite de sardines à l’huile de vidange et d’un truc sorti d’une boite à l’étiquette incompréhensible, au goût étrange (même pas vraiment éxotique !) et à la saveur absente… J’vais conservé l’étiquette pour me la faire traduire. Une fois mis au parfum, j’ai rangé la patate douce au rayon des (mauvais) souvenirs à ne pas rééditer 😉 P’tête bien que je vais réviser mes a priori et faire une tentative. Au fait, ça se trouve où chez nous la patate douce ?

     
  5. Bibi

    21 janvier 2010 at 18:24

    Saveur absente ? Ouh la la, Gourmand, tu as fait une bien mauvaise expérience, quel dommage ! ! Vraiment, retente le coup, ça en vaut la peine et comme Yumi, tu peux aussi essayer d’une façon plus « classique» , en gratin ou en purée (avec du lait de coco à la place du lait de vache, c’est délicieux). Tu peux en trouver dans les épiceries exotiques, africaines ou asiatiques. Sur le marché, si tu as la chance d’avoir un traiteur antillais, tu devrais aussi en trouver.