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Ou comment se retrouver à Imilchil grâce à un tajine…

13 Déc 2010

Une nostalgie soudaine du Maroc et des paysages sublimes traversés… Les papilles se souviennent alors du meilleur tajine que nous avons dégusté lors de notre dernier voyage là-bas, à Imilchil. Ce soir-là, nous nous étions installés au bord du lac Tislit, à côté du village d’Imilchil, dans la seule auberge du lieu. Bien qu’alimentée par un groupe électrogène facétieux, elle est située dans un environnement magique et c’est vraiment agréable d’y passer une nuit. Nous étions les seuls : ce soir-là, la famille était en deuil. Nous y avons pourtant été accueillis avec beaucoup de gentillesse et notre hôtesse était même très désolée de ne pouvoir nous proposer un dîner.
A Imilchil, dans un petit café où nous demandons si on peut manger, la cuisinière nous répond : « Tajine maison ? » « Oui, oui ! » et dans un éclat de rire « Alors, repassez dans 1h30, faut que ça ait le temps de cuire ! »

Et c’est là que nous avons rencontré notre meilleur tajine agneau/légumes ! Le plus simple mais aussi le plus savoureux…

Pour repenser à ces moments si délicieux, j’ai tenté de me rapprocher au plus près de cette recette et je suis assez contente du résultat car on s’est bien régalés !

Tajine d’Alibibi comme à Imilchil

    Pour deux personnes
    20 à 30 minutes de préparation
    1 h 30 de cuisson

  • 2 beaux morceaux d’agneau environ 400 g (là j’avais pris deux tranches de gigot)
  • 2 carottes
  • 2 courgettes (quand on est hors saison, on remplace par de la courge, du potiron ou encore davantage de carottes !)
  • 2 pommes de terre
  • 1 tomate (bon, je me raisonne, une tomate hors saison pour la cuire, ce n’est pas trop grave…)
  • 1 oignon émincé finement, 1 oignon coupé en rondelles et 1 gousse d’ail coupée en très fines tranches ou passée au presse-ailun peu de persil haché, de la coriandre aussi si vous en avez et si vous aimez ça
  • les épices : 1 cuillère à café de gingembre, de coriandre, de ras el hanout, quelques filaments de safran, du sel, du poivre
  • 2 ou 3 cuillères à soupe (question de goût et d’habitudes)
  • En préambule, si vous avez un plat à tajine qui va au four, utilisez-le, sinon, servez-vous d’une petite cocotte ou d’un plat pour 2 que vous couvrirez de papier alu.

    Préparez tous vos légumes : les éplucher et les couper. Carottes et courgettes en deux dans la longueur, pommes de terre en deux ou quatre si elles sont grosses. Pelez la tomate, coupez-la en deux ou en quatre et enlevez les pépins.

    Versez de l’huile d’olive dans une poêle et faites-la chauffer doucement. Saler et poivrer votre viande. Ensuite, faites-la dorer avec l’oignon émincé, l’ail et toutes les épices (sauf le safran).

    Graissez légèrement le plat qui va vous servir pour la cuisson pour éviter que ça attache. Puis posez les morceaux de viande
    dans le fond du plat et parsemez-le des filaments de safran. Disposez les légumes tout autour en pyramide et répartissez le reste du contenu de la poêle.

    Disposez les rondelles d’oignon sur les légumes, la tomate et les herbes fraîches sur le dessus. Salez et poivrez le tout. Enfin, versez un verre d’eau chaude très doucement dans le fond, entre deux légumes (c’est technique, non ?).

    Fermez le tajine avec son couvercle ou la cocotte, et mettez au four (160 °). Laissez cuire une heure et demi en vérifiant deux ou trois que tout reste bien humide, sinon remettez un peu d’eau. Au bout de ce temps, tout doit être bien tendre et moelleux. Poursuivez éventuellement un peu la cuisson si nécessaire.

Pour rêver un peu en dégustant ce plat, nous nous sommes rappelés de la légende. A côté d’Imilchil, il y a deux lacs : Tislit, où se trouvait notre auberge, et Isli, un véritable joyau (celui de la photo). On raconte qu’il s’agissait de deux jeunes amoureux, vivant un amour impossible et ne pouvant se marier car appartenant à deux clans rivaux. Ils se laissèrent alors tous deux mourir de faim et de chagrin. Aux deux endroits où ils rendirent l’âme, deux lacs se formèrent de leurs larmes. On leur donna le nom d’Isli et de Tislit, le mari et la mariée en Tamazight. Depuis, tous les ans en septembre se tient là le « festival des fiançailles », appelé « Agdud ».

Tilsit

Isli

 
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Publié dans la rubrique A table

 

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