C’est certainement pendant la période des fêtes que l’on consomme le plus de champagne*. Mais les occasions ne manquent pas non plus en dehors de la fin d’année : un anniversaire, une bonne nouvelle à fêter, ou plus simplement à l’apéritif avant un bon dîner. C’est d’ailleurs pour moi le meilleur moment pour le déguster : les papilles sont fraîches et prêtes à la découverte.
Mais comment le choisir ? A part en de grandes occasions (ou si notre compte en banque est particulièrement bien garni !), les champagnes des prestigieuses maisons sont très onéreux et lorsqu’on ne connaît pas de producteur chez qui se fournir directement, c’est un peu le parcours du combattant… Qui n’a jamais été déçu malgré le temps passé devant les rayonnages ?
Un copain producteur qui fait un merveilleux champagne m’a un jour expliqué comment me débrouiller seule quand nous sommes en rupture de stock du sien. Je n’ai plus jamais été déçue… et je n’ai plus jamais eu mal au crâne !
Le truc c’est que sur l’étiquette doit s’inscrire l’une de ces quatre mentions : RM, CM, NM, MA. Toutefois, accrochez-vous et munissez-vous parfois d’une loupe tant ces lettres sont écrites en tout petit, en haut, en bas ou sur le côté d’une des étiquettes.
RM : Récoltant – Manipulant. C’est le vigneron artisan. Il élabore seul son champagne, avec ses propres raisins. Manipulant signifie qu’il élabore lui même son vin.
CM : Coopérative manipulante. Elle reçoit la vendange de ses viticulteurs adhérents et élabore le champagne qu’elle revend sous sa marque ou que ses adhérents commercialisent sous leur nom.
NM : Négociant – Manipulant. Il achète des raisins qui viennent en complément de son propre vignoble, élabore et commercialise lui même son champagne. La plupart des grandes marques sont NM. Elles possèdent des vignes et signent des contrats avec d’autres vignerons pour la fourniture des raisins, mais toujours en AOC champagne.
MA : Marque Auxiliaire. Cela signifie qu’une marque a acheté des bouteilles de champagne pour apposer sa propre marque. Très pratique pour les distributeurs qui peuvent ainsi s’inventer un nom bien ronflant et commercialiser sous cette » marque » des champagnes qui n’ont pas tous la même origine.
Personnellement, quand je dois acheter une bouteille maintenant, je privilégie toujours un « RM ». Même s’il ne s’agit pas d’un « grand », il s’agit toujours d’un champagne de très bon rapport qualité-prix.
Et puis, tiens, la prochaine fois que vous arpenterez les rayons, amusez-vous un peu : regardez ce qui se cache sous les marques et comparez les prix… Surprise assurée ! Il y a d’ailleurs fort à parier que vous ne trouviez pas beaucoup de champagnes RM dans les grandes surfaces. Alors privilégiez toujours le caviste de votre quartier ou le petit détaillant.
* bien sûr, vous le savez déjà, mais l’alcool est à consommer avec modération !
leeloo
10 janvier 2012 at 11:08
Héhé pas mal l’astuce!
Bibi
10 janvier 2012 at 18:10
Oui, vraiment une trouvaille pour moi !
Eliott
28 janvier 2012 at 13:54
Merci pour ces astuces c’est bon à savoir!
Par expérience, je préfère nettement les champagnes de petits récoltants qui sont meilleurs que les grandes marques vendues dans les grandes surfaces… Ils sont plus accessibles au niveau prix, sont de meilleurs goûts et font moins mal à l’estomac !
Bibi
28 janvier 2012 at 14:37
Bienvenue Eliott !
Cela m’était tellement arrivé d’être confrontée à de mauvais champagnes, quelque soit leur prix, que j’ai pensé que cela pouvait effectivement servir à d’autres…