Instagram Facebook Twitter
 

De la macreuse et des épices, un plat idéal pour un temps glacial

06 Fév 2012

Il fait froid. Quand le thermomètre descend en-dessous de zéro, j’ai toujours des envies de plats réconfortants, chauds, longuement mijotés et qui donnent l’impression qu’on va pouvoir affronter tous les éléments. Pot-au feu, daube, boeuf au carottes,  je ne pense plus qu’à ça…

Je consomme peu de viande rouge à la maison, peu de steacks, entrecôtes et autres faux-filets. Par goût et pour notre santé, je leur préfère les viandes blanches, plus maigres, et le poisson, sauf quand il s’agit de plats d’hiver…

Pour ceux-là, je choisis toujours de la macreuse. De tous les morceaux de boeuf à braiser, la macreuse est de loin mon préféré. Cette viande n’est absolument pas gélatineuse et devient extrêmement tendre et fondante après cuisson. Elle est de plus très économique, comme tous les morceaux dits « bas morceaux ». Cela me plait d’autant plus car apprendre ou réapprendre à cuisiner bon, sain et peu cher, c’est une attitude qui va bien avec des temps de crise. Je me dis parfois « on ne sait jamais, ça pourra toujours servir si la vie devient rude »…

La macreuse est donc toujours le morceau que je demande  à mon boucher quand vient l’heure des plats mijotés.

Cette recette est un mélange de boeuf aux carottes et de tajine. Elle a le goût d’un tajine grâce aux épices et le moelleux d’un boeuf carottes par son long temps de cuisson.

C’est un délice.

Macreuse aux épices et aux carottes

  • 1 kg de macreuse coupée en gros morceaux
  • 2 oignons
  • 4 carottes
  • 2 gousses d’ail
  • du gingembre (environ 5 cm)
  • des raisins secs (je prends des jumbo qui gonflent bien)
  • 1 c.à c. de ras el hanout
  • 1 c. à c. de curcuma
  • 1 c. à c. de cumin
  • 2 clous de girofle
  • quelques filaments de safran (pas indispensable mais recommandé !)
  • 1 litre de bouillon (j’utilise du bouillon de légumes bio)
  • thym (une ou deux branchettes de thym frais ou 1 cc à café de thym séché)
  • sel et poivre
  • huile d’olive

Emincer les oignons, éplucher les carottes et les couper en rondelles.

Eplucher le gingembre et le râper. Eplucher les gousses d’ail et les passer dans un presse-ail ou les émincer très très finement.

Faire gonfler les raisins dans un peu d’eau chaude pendant une demi-heure ou, plus simplement, pendant 3 minutes au micro-ondes avec un peu d’eau.

Préparer tous les autres ingrédients.

Faire revenir la viande dans une cocotte avec de l’huile d’olive jusqu’à ce qu’elle soit bien dorée et la réserver sur une assiette. Vider le gras de la cocotte et essuyer celle-ci grossièrement.

Remettre un peu d’huile dans la cocotte et y faire revenir les oignons jusqu’à ce qu’ils deviennent translucides puis ajouter les carottes et les faire saisir en tournant pour que tout soit bien imbibé d’huile d’olive.

Ajouter la viande dans la cocotte. Verser ras el hanout, cumin, curcuma, ail, gingembre et bien remuer. Saler et poivrer à votre convenance. Ajouter les clous de girofle, la branche de thym ou le thym séché, les raisins, les filaments de safran que vous émiettez du bout des doigts et verser le bouillon. Compléter éventuellement avec de l’eau pour arriver à hauteur de tous les ingrédients, sans les recouvrir.
Faire cuire doucement pendant 3 ou 4 heures à feu très doux. La cuisson est terminée quand la viande se détache sous la fourchette. Personnellement, je cuis en général en deux fois : une première fois pendant 3 heures et le lendemain pendant 1 heure voire deux. Il est en effet préférable de faire cuire très longtemps à feu très doux que peu à feu vif. Le résultat n’en sera que meilleur et plus moelleux.

Servir en accompagnant de pommes de terre cuites à part, à la vapeur ou à l’eau.

Quelques astuces :

  • Je prévois cette quantité pour 4 personnes. J’utilise le reste, en effilant un peu la viande, pour préparer un hachis parmentier. Pour changer des pommes de terre, on peut aussi faire une purée de patates douces parfumée à la muscade, ou encore à la carotte et au cumin pour rester dans les mêmes saveurs.
  • Pour avoir toujours du gingembre à disposition, éplucher un rhizome entier, le râper et en garnir un bac à glaçons. Quand le tout est congelé, démouler les cubes de gingembre et les ranger dans un sac de congélation. Il vous suffira alors de prendre un cube ou deux pour vos préparations et vous ne perdrez rien.
 
2 commentaires

Publié dans la rubrique A table

 

Mots-clés : , , , , , , , , , ,

Vous en pensez quoi ?

 

 
  1. Yanick

    27 juin 2012 at 01:35

    Moi j’ai aujourd’hui horreur de la macreuse, trop grasse
    mais là
    « Faire revenir la viande dans une cocotte avec de l’huile d’olive jusqu’à ce qu’elle soit bien dorée et la réserver sur une assiette. Vider le gras de la cocotte et essuyer celle-ci grossièrement. »
    car en même temps c’est une viende bien tendre,.
    Donc je pense que c’est pas mal pour enlever son gras, je vais y penser
    si, si, ça peut être pas mal, je vais voir ………

    Yanick
    ———————-

     
  2. Bibi

    29 juin 2012 at 18:23

    Oui, moi je l’aime car elle est bien tendre et je ne la trouve pas si grasse que ça. Peut-être parce que je demande toujours à mon gentil boucher de bien la parer ? Dis-moi si tu essaies, c’est une chouette recette parfumée.