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Alibibi vous fait découvrir un marais salant artisanal

29 Avr 2012

J’étais dans le Morbihan la semaine dernière et j’y ai fait une découverte passionnante, la saline du marais de Lasné. Sous l’impulsion de la commune et avec l’aide du Conseil Général du Morbihan (propriétaire du site depuis 1978) un paludier, et sa famille, se sont installés à Saint-Armel en 2003 et ont complètement remis « en culture » une dizaine d’hectares. Ce sont les derniers lieux de production de sel artisanal en France, avec les salines de Guérande, de l’île de Ré et de l’île de Noirmoutier.

Ils produisent maintenant une petite quantité de sel et de fleur de sel, à ma connaissance exclusivement vendus dans la région, sur les marchés et dans quelques points de vente locaux.

Le plus de cette histoire repose sur l’attitude pédagogique et passionnée de ce paludier. Il a en effet conçu un parcours au milieu des marais, offrant aux promeneurs l’occasion de se familiariser avec la faune et la flore qui les peuplent. Des petites ardoises jalonnent le chemin, chacune donnant des explications très simples sur telle plante, tel oiseau, tel petit animal qui s’y nichent. Quelques phrases poétiques et quelques pensées s’y ajoutent, aidant la magie du lieu à opérer, petites touches délicates au fil d’une merveilleuse ballade. Celle-ci se termine au milieu des marais salants en activité avec toutes les explications nécessaires à la compréhension du mécanisme de récolte du sel. A la fin du parcours, de gros seaux contenant du sel et des sacs, ainsi qu’une grosse tirelire, en permettent l’achat, en payant très simplement soi-même. Les enfants ne sont pas oubliés et peuvent s’amuser à pêcher de minuscules crevettes (en les rejetant à l’eau après… selon la supplique expresse du paludier !) ou encore à inscrire à la craie un message ou un dessin sur des ardoises laissées là pour eux.

Une maquette de marais salant, c’est bien plus parlant.

C’est aussi une excellente démonstration d’une vraie démarche écologique et de développement durable. Economie simplifiée, entretien du territoire, intégration de tous les éléments de la nature : plantes, animaux, énergie solaire, force marémotrice, pas d’adjonction de produits, pas de retraitement… Une vraie réussite qui donne la pêche !

Si vous passez dans la région, c’est une bien jolie visite à faire. C’est à Saint-Armel, sur la Route de Tascon, ici :


Agrandir la carte

Une fois sur place, allez jusqu’au passage, submersible à marée haute, qui conduit à l’Ile de Tascon. Garez-vous à droite, il y un parking. Remontez la route, à pied, sur quelques centaines de mètres et prenez le premier chemin à gauche. Le début de la visite se fait par un petit chemin, sur la gauche : suivez les ardoises…

Le paludier tient aussi un blog, où il raconte son travail, ce qui se passe dans ses marais, les arrivées d’oiseaux migrateurs, les naissances ainsi que l’impact des conditions climatiques au fil des saisons.

C’est passionnant : http://salinesdesaintarmel.com/

 
2 commentaires

Publié dans la rubrique Chroniques

 

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Vous en pensez quoi ?

 

 
  1. chenelle

    30 juillet 2016 at 21:00

    bonjour!
    je viens de tomber sur votre site fort sympathique, je me permet de dire que pour des raisons éthiques et politiques j’ai du partir de cette saline que j’avais recrée et remet en état un autre marais salant à coté ( sur Sarzeau ) .
    J’ai bien l’intention de reproduire le petit sentier pédagogique mais pour le moment il y a beaucoup de travail pour parvenir à faire du sel .Si vous voulez relayer je lance un financement participatif sur kisskissbankbank ( aider à la rénovation de la saline de truscat )
    bonne continuation et merci pour votre gentil post sur mon travail
    Olivier Chenelle ( le paludier de St Armel )