Instagram Facebook Twitter
 

L’épicière

Les épices : tout le monde connait, tout le monde en parle, tout le monde aime…

Ces épices, je les ai d’abord découvertes par la cuisine, que j’aime beaucoup. Atavisme ou non, mon grand-père et mon parrain étaient tous deux pâtissiers. Même si je les ai bien peu connus, ça doit laisser des traces…!
Je les ai aussi découvertes par curiosité, en discutant avec des cuisiniers, en posant des questions, en lisant, en récoltant mille et une recettes, en voyage ou ailleurs. Sans doute également par goût de l’aventure, ou par rébellion contre les diktats de la Cuisine, avec un grand « C », tant il est vrai qu’en cuisine, on peut aussi s’amuser et explorer et pas seulement suivre une recette à la lettre !

Et, un beau jour, je suis devenue épicière…! Une vraie, qui vend avant tout des épices. Mon « épicerie », elle m’est venue par un de ces jolis cadeaux de la vie, un matin, par hasard, lorsque celle qui l’avait créée a décidé de se consacrer à son nouvel enfant et m’a proposé de prendre sa place, tout d’un coup, intuitivement, comme une mère désespérée confie son enfant à celle qui va pouvoir le sauver…

Sur mon étal d’épices, outre le grand plaisir que j’éprouve à parler des épices et à partager avec des clients, dont certains sont devenus des amis, j’ai réalisé que si elles suscitent de la sympathie elles sont aussi source de nombreuses interrogations. Avec une question qui revient en boucle : « J’aimerais bien les utiliser mais je ne sais pas. Qu’est-ce que je peux bien faire avec ça ? »

On range souvent les épices dans un exotisme pittoresque. Pourtant, souvent, les épices que vous avez achetées en voyage, ou tout du moins leurs composants quand il s’agit de mélanges, avaient déjà été importées d’autres contrées éloignées ! Plus grave, aujourd’hui, les épices sont cantonnées dans une utilisation quasi élitiste, très haut de gamme : de grands chefs en parlent religieusement, des consommateurs avisés les citent d’un air entendu, des gourous médiatiques vous renvoient à votre ignorance…

Pauvres épices ! Qui se souvient qu’en France nous avons été longtemps de très grands consommateurs d’épices, notamment au moyen-âge et à la Renaissance. Notre culture moderne a perdu, renié ce savoir-faire, ce savoir-vivre. Pourtant, on peut faire entrer des épices dans la cuisine de tous les jours, pour le plaisir bien sûr, mais aussi pour limiter l’usage du sel ou pour réhausser, voire exhauster, le goût d’aliments jugés trop fades ou pour apporter de la nouveauté dans une alimentation trop normalisée.

C’est tout ça que j’ai envie de partager avec vous : mes découvertes comme mes petites recettes, celles des soirs de fête comme celle des soirs de flemme, afin de vous rendre les épices plus faciles, plus proches, encore plus sympathiques !

Alibibi, Brigitte Belleville

 

Je suis tous les jeudi et dimanche matins sur le Marché Albert Caron à Suresnes

Vous en pensez quoi ?

 

 
  1. Chantal du marché de Suresnes

    1 mars 2011 at 22:35

    Bonsoir Brigitte.

    N’oubliez- pas jeudi de me donner les bonnes adresses du 13ème …
    Et bon appétit pour demain.

    Cordialement Chantal.

     
  2. Bibi

    2 mars 2011 at 17:57

    Promis Chantal, je vous prépare ça pour demain 😉